Enquêtes sur les débats publics

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Ce travail s’est effectué en trois temps. D’abord les deux équipes (TV & Twitter) se sont rencontrées pour discuter du sujet, et notamment de la direction à prendre : hors de question de partir sur des incompréhensions. Nous avons échangé nos premières impressions et nos conseils. Ensuite, les deux équipes se sont concentrées sur leurs analyses respectives. Une fois cela fait, et, sachant que nous connaissions déjà une partie du cadre d’analyse de chacune, les résultats ont été éludés en commun.

Puisque nous avions toujours communiqué ensemble, même pour les tâches séparées, la structure de l’article et des analyses proposées dépendent très fortement de cette configuration.

Il y a quelques éléments clés de la méthodologie que nous aimerions expliciter plus en détail. Concernant la partie TV, l’équipe a accordé beaucoup d’importance à la mise en scène et à la scénographie de l’émission. Circonstances obligent, le débat s’est déroulé par visioconférence, changeant la dynamique du montage et des échanges. Il fallait ainsi prendre en compte le temps de parole, beaucoup moins morcelé, ainsi que les problèmes de connexions qui ralentissaient le rythme habituellement plus rapide d’une émission TPMP.

Cela n’a pas eu de grande incidence sur l’étude des tweets, puisque que le compte principal de l’émission, qui relayait une partie des échanges, galvanisait la plupart des tweets.

Il a été par ailleurs assez compliqué de récupérer des tweets hors hashtags et réponses au compte principal. L’équipe Twitter a alors réalisé une liste de mots clés qui pourraient potentiellement permettre de retrouver des tweets liés à l’émission. Du plus évident (« TPMP », « Cyril », « Villeneuve », « Police ») aux noms et éléments de langages, qui déjà étaient moins objectifs et répondaient à nos propres attentes (« keufs », « racailles », « banlieue », « scooter »).

En premières hypothèses, pour l’équipe TV, nous pensions que l’émission serait semblable aux autres débats sur TPMP : des chroniqueurs jouant un rôle bien précis, criant et défendant leurs idées. Dans une ambiance semblable à de la télé-réalité et de la mise en spectacle. Ce qui, comme l’article le présente, s’est avéré plus complexe.

D’une façon similaire, pour l’équipe Twitter, nous pensions que la plupart des tweets seraient hargneux et agressifs. Finalement, peu sont véritablement « engageants » et peu se répondaient entre eux. Ils étaient loin de la « meute » caricaturale qu’on imagine souvent quand il s’agit de questionner le public de twitter.  

Notre formation hybride TV/Twitter a eu ses avantages comme ses inconvénients. Il était parfois difficile de nous accorder entre nous, sachant que les premiers résultats « bruts » n’étaient au premier abord, pas discutables avec l’autre partie. Toutefois, la mise en commun ainsi que les discussions qui ont suivi ont été plus que bénéfiques, puisque chacune des équipes se constituait comme « le deuxième juge » du travail des autres. 

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